L’initiative prise par le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement vise à mettre fin à l’achat de droits d’émission dans d’autres pays. Il assure, en vue des prochains sommets, que « le défi de l’adoption d’un accord international juridiquement contraignant n’est pas facile, mais il constituera une étape fondamentale » dans la définition du nouveau régime climatique.

Présentation des projets

Près de 200 projets ont été initialement présentés, dans tous les secteurs et dans toutes les communautés autonomes. De mars à décembre, les projets ont été analysés et évalués, et 137 projets sont passés en phase finale.

Au cours de l’année 2013, selon le ministre, l’activité du Fonds s’est concentrée sur la promotion des réductions d’émissions en Espagne dans les secteurs diffus, et le ministère a lancé le deuxième appel à projets climatiques, avec un budget de 10 millions d’euros.

Ce Fonds achète les réductions d’émissions vérifiées générées par des projets d’atténuation dans des secteurs diffus pendant 4 ans, avec le double objectif de promouvoir la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et de générer une activité économique à faible émission de carbone.

Limitation des émissions de carbone

Ainsi, il a expliqué qu’en 2012, le ministère a opté pour la mise en œuvre du Fonds carbone et le lancement de l’appel pilote pour les projets dits climatiques, avec un budget de 4 millions d’euros.

Arias Cañete a présidé ce matin le CNC, un organe consultatif composé de représentants de toutes les Communautés autonomes, d’ONG, de syndicats, d’entreprises, d’organisations de consommateurs et d’usagers et d’experts, entre autres. Lors de son discours, le ministre a passé en revue toutes les mesures et initiatives mises en œuvre dans le domaine du changement climatique au cours de ces deux années de gouvernement.

En 2013, la dotation de ce fonds s’élevait à 10 millions d’euros. L’année prochaine, elle enregistrera donc une augmentation de 40 %, ce qui stimulera les projets nationaux et réduira progressivement l’achat de droits d’émission dans d’autres pays.

Plans de gestion

Tout cela, dans le but de réduire les émissions en Espagne et de créer une activité économique et des emplois.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement, Miguel Arias Cañete, a annoncé devant le Conseil national du climat (CNC) que le Fonds carbone disposera d’un budget de 14 millions d’euros en 2014.

Lors de son intervention devant le Conseil, aux côtés du secrétaire d’État à l’environnement, Federico Ramos, le ministre a fait référence au sommet sur le climat de Varsovie, qui s’est tenu en novembre dernier, et a souligné que pour l’avenir,  » le défi d’adopter un accord international juridiquement contraignant n’est pas facile, mais il s’agira d’une étape fondamentale, car il définira le nouveau régime climatique « .

Il a souligné que les prochains événements « clés » en matière de changement climatique seront le sommet des dirigeants organisé par les Nations unies à Lima (Pérou) en septembre 2014, où l’Union européenne entend déjà avoir un objectif de réduction des émissions à intégrer dans le nouvel accord, et le sommet de Paris en 2015.

Le ministre a souligné que le sommet de Lima (Pérou) sera décisif, car « des décisions cruciales devront être prises pour avancer vers l’adoption du nouvel accord sur le changement climatique à Paris ». C’est pourquoi, selon M. Arias Cañete, l’Espagne a déjà entamé des consultations initiales avec des représentants du Pérou, afin d’articuler notre soutien pour que ce projet soit un succès.

Enfin, M. Arias Cañete a réitéré son engagement et indiqué que le ministère « continuera à travailler, tant au sein de l’UE que dans le cadre de notre relation spéciale avec les pays d’Amérique latine, avec lesquels nous pouvons servir de pont dans la recherche de postes intermédiaires ».